À un moment donné, non
plutôt
au moment voulu
j’ai cru qu’il fallait me taire
et me suis tu — et
tenu coi
Mais aujourd’hui les mots sonnent
bourdonnent dans ma tête
me disant que je suis de nouveau
sur la route, dans la lutte
des possibilités de moi
— de soi — sur moi
J’ai deux chambres, deux espaces
l’une de jour, première
l’autre de seconde nuit
elles s’ignoraient l’une l’autre
mais je les ai quittés toutes deux. J’errais
voulais m’abandonner à l’intempérie
me cuire à la glace extérieure
quand mon cœur m’a
déserté, quand ma mie
me quitta
Creux, je délirais à la fin du dedans, si jamais
j’arrivais à noyer profond, égoïste, au sein du Même
mais le poids de mon fardeau me ramenait
toujours à la surface
limite, faussée
entre l’eau douce et la saumure
comme l’œuf qui flotte paisiblement
sans conscience de sa propre masse
Demeurant dans cette frontière sans limites
sans extrêmes visibles ou fixables
j’ai décidé d’habiter
mon deuil
mardi, mai 27, 2008
Hic et nunc
vendredi, septembre 15, 2006
Introduction... pour moi et pour les autres
Le nom de la page est, en effet, une commémoration de Roland Barthes et d’un de ses ouvrages, ce titre-ci est aussi beaucoup plus que ça. Je me place aujourd’hui au Degré zéro, pour tout commencer. Je ne sais même pas taper à la machine. Je commence à peine à apprendre, comme tout. J’aurais pu aussi appeler la page “Apprendre à vivre enfin” mais, sans doute, ce titre devra attendre le futur. Au Degré zéro il n’y a pas de différentiation encore ou, au moins, toute différentiation est potentielle. Il s’agit donc de politique, de philosophie, de littérature, d’histoire... de psychanalyse si je réussis à y arriver. Et d’autres choses —j’espère— que je ne distingue pas encore. Cette fois, je ne propose pas le degré zéro de l’écriture, mais l’écriture comme degré zéro: Degré 0 de la politique, d° 0 de la littérature, d° Z de la philosophie, de l’histoire et de la psychanalyse. 0° de moi-même, sans même pas me proposer à le dépasser, aujourd’hui ou demain. Si jamais vous ne comprenez, si jamais ça vous intéresse, demandez. Nous savons, fatalement, qui sont ceux qui nous aiment et comment nous aiment-ils.
JE N’ATTENDS PAS DE LECTEUR, IL NE VIENT PAS.
MAIS L’INTERLOCUTEUR ARRIVERA.
Ciudad de México, 20060914 2057